Châteaux japonais
Le patrimoine féodal et fortifié de l'archipel
Bien qu'on estime leur nombre maximum à environ vingt-cinq mille au cours de l'histoire, de nos jours le Japon ne compte plus environ qu'une centaine de châteaux encore debout.
Ceux-ci ont connu d'importantes périodes de destruction, telles que :
- la période Edo, pendant laquelle une loi du Shogunat Tokugawa visa à réduire le nombre de châteaux qu'un seigneur pouvait posséder ;
- la restauration Meiji, ère au cours de laquelle une modernisation du Japon conduisit à la destruction de nombreux bâtiments historiques ;
- les bombardements de la Seconde Guerre mondiale ;
- ou encore des séismes, incendies et guerres internes diverses, à toutes les époques.
12 donjons authentiques à visiter à travers le Japon
Ainsi, même si bon nombre d'entre eux ont été reconstruits, parfois même en suivant les techniques et matériaux initiaux, à ce jour il ne reste plus qu'une douzaine de châteaux japonais 🏯 d'origine. Parmi les plus connus, on citera les donjons des villes de :
- Himeji (Hyogo) ;
- Matsumoto (Nagano) ;
- Matsue (Shimane) ;
- Matsuyama (Ehime) ;
- Hikone (Shiga) ;
- ou encore Inuyama (Aichi)
L'île de Shikoku abrite pas moins de quatre édifices fortifiés préservés, deux dans la préfecture d'Ehime, un à Kochi et le dernier à Kagawa.
Jusqu'à récemment, le plus visité d'entre eux n'était sans doute pas celui auquel on penserait immédiatement, puisqu'il s'agissait du château de Shuri à Okinawa. Certes, il était beaucoup moins parcouru que les inévitables Palais du Louvre à Paris et Cité Interdite en Chine (respectivement près de six à neuf fois moins), mais il a tout de même accueilli 1,753 millions de visiteurs en 2013. La destruction son bâtiment principal, par un incendie en octobre 2019, a marqué tous les esprits au Japon et à l'international. Sa reconstruction est prévue sur plusieurs années à partir de 2022.